
Hildegard Behrens
Adieu lumière [Farewell
Light]
Par André
Tubeuf | CLASSICA | LE PORTRAIT D’ANDRÉ TUBEUF | 12 octobre
2009
Elle était l’une des dernières grandes sopranos encore en
activité. À 72 ans, cette éclatante et lumineuse interprète de
Strauss et de Wagner s’est éteinte.
Eblouissement sur Salzbourg, alors nombril du monde lyrique. Pour
fêter (en avance) ses 70 ans, Karajan avait enfin trouvé l’interprète
idéale, il pouvait enfin monter Salomé ! Hildegard Behrens y étonnait
en musicienne, par la fluidité, la facilité, une impressionnabilité
moirée du discours, avec la ligne et le frémissement du violon
; en scène onduleuse et troublante, comme née d’un Klimt,
avec le scintillant.
Inconnue elle n’était pas tout à fait, sinon du smart set
de Salzbourg et des maisons de disques. Covent Garden l’avait
déjà vue en Leonore et même le Met dans, surprise, Giorgietta
du Tabarro. Pour les mondains, autant dire, rien. Salzbourg répara
vite. Böhm, sûrement jaloux de Karajan, la voulut pour Ariadne
de Strauss dans l’étonnante mise en scène de Dorn : statuesque,
mondaine, magique. Elle n’avait qu’à paraître pour
se montrer star, en toute simplicité vestimentaire d’ailleurs.
Mais au tape-à-l’œil que ce Salzbourg-là devenait,
elle préférait les équipes : c’est à Munich, Zurich qu’elle
ira de préférence essayer les rôles importants et lourds, et il
ne fallait pas traîner. L’incroyable en effet est qu’en
un temps médiatisé à mort, friand de jeunesse et la dévorant,
cette toute neuve Salomé avait 40 ans. À cet âge, Flagstad croyait
avoir fini mais pouvait repartir, prête à tout.
Mais l’époque le permettait, et c’était Flagstad.
Behrens s’était préservée toute seule contre un monde et
une mode qui ne le toléraient plus. On la prendrait dans ses termes
à elle, elle choisirait ses rôles, son moment et parfois son metteur
en scène. Elle avait déjà un métier, son aplomb propre. Ses années
de droit à Fribourg ne l’avaient pas empêchée, musicienne
née, d’apprendre son violon, son piano, la voix grandissant
de son côté. Significativement on la verra, déjà star mondiale,
préférer pour ses splendides Wesendonck-Lieder de Wagner la rare
toute petite formation de chambre et le plus petit des festivals,
Fénétrange, en Lorraine, et ce par deux fois. Comme en famille.
La vérité musicale avant tout.
Et la tenue. Avec ce physique, cette stature nobles, c’était
vocalement obligé. Elle avait débuté Comtesse des Noces de Figaro
à Fribourg en 1971 ; chanté Mozart, Berg, de premiers Janácek
à Düsseldorf, Francfort. Elle allait au bout de sa toute première
Isolde (Zurich, 1980) héroïquement, surmontant un drame intime
crucifiant. On y était, on l’a vue faire front (et comme
elle rayonnera, plus tard à Munich au moment de Rusalka, dans
l’ascenseur de l’hôtel, l’enfant passionnément
voulu serré contre son sein). Inoubliable Leonore (avec Böhm à
Munich, son dernier Fidelio). Trois premières Brünnhilde d’un
coup, dans l’unique Ring de Solti à Bayreuth 1983 ; plus,
partout, la tuante Elektra de Strauss, mais dans ses termes scéniques
(son mari, prudence, sera à la régie).
Dépense forcenée, immense : mais la chanteuse était prête, adulte,
attaquant juste, sûre d’aigus comme inépuisables. Pourtant
la voix, de texture, restait plastique, transparente parfois,
comme mal assurée de sa stabilité sonore. Mais une sensibilité
intellectuelle rarissime, une culture, un jusqu’auboutisme
intuitif lui assuraient la projection, le punch qu’en termes
simplement physiques elle n’avait pas. Et quand il devait
se placer plus haut, le son, dans son endurance même, s’intensifiait,
se posait d’autant mieux. Étonnantes apothéoses de Brünnhilde
et Isolde, exaspération visionnaire de Senta ! Qui n’a pas
vu Behrens en scène cette grande dizaine d’années-là, qui
ne sait d’elle que sa voix telle que le disque la réduit
n’imagine pas le rayonnement qui la décuplait "live".
La compassion inondait cette Brünnhilde comme aucune, héroïquement
chantée pourtant comme aucune : comme si, pour une fois, Brünnhilde
se souvenait d’avoir d’abord été Sieglinde, souffert
comme Sieglinde. Les yeux, le visage levé de cette Leonore ont
suffi, tout ce temps, à renvoyer au rayon gamines d’autres,
grands talents certes mais qui s’efforçaient, sans la vision.
Elle rêvait de la tunique sublime des grands Gluck tant en scène
elle incarnait la vertu : mais personne ne lui a offert l’Alceste
qu’elle sentait et portait en elle ; ni, dans son français
superbe, le doublé Cassandre/Didon. Par jeu (le théâtre est tout
ce jeu-là), elle a été inouïe dans L’Affaire Makropoulos
de Janácek, haussant ce qui peut être vaudeville au tragique.
Dans Donna Anna (Don Giovanni), dont elle a préservé la souplesse
vocale jusque très tard, dans Elettra (Idomeneo) où Ponnelle a
fait d’elle la plus extraordinaire Méduse d’opéra
qui soit, le tragique rayonnait. Elle était Elektra à Salzbourg
aussi tard que 1996, pour les adieux de Rysanek devenue Klytämnästra.
Elle se sera épargné la reconversion pathétique mais si souvent
dérisoire de tant de glorieuses qui, incapables désormais du rôle
où leur aigu a fulminé, visent vocalement un grand cran au-dessous
– compensant par la mimique. Son seul rôle de vieille, l’âge
venu, la Sacristine de Jenufa, à Salzbourg en 2001, elle l’a
repris à Toulouse en 2004, intacte de rayonnement, d’intériorité,
d’humanité (sinon tout à fait de voix).
La France et même pour une fois Paris lui auront fait la part
belle, d’inoubliables Wagner d’estrade avec Barenboim
et l’Orchestre de Paris ; et en scène la royale séquence
aux années 1980 de Senta (avec Van Dam, hantée), Leonore, Tosca
(avec Pavarotti) et Elektra les couronnant. Ses débuts inauguraient
l’après-Liebermann, un chant d’une franchise moderne,
neuve : restée unique, son Impératrice de La Femme sans ombre,
c’était aussi l’après-Rysanek, non moins mémorable
; créature faite d’air et de lumière, chant fait de moirures
– sa vraie identité en Strauss, mieux que la Teinturière
aux couleurs et contours autrement marqués qu’elle offrira
ensuite, au disque seulement, à Solti.
Une inoubliable Brünnhilde
Ci-dessus : Hildegard Behrens/Brünnhilde (Crépuscule) dit à Matti
Salminen/Hagen comment tuer Siegfried.
AU DISQUE
On l’a dit, il fallait sa présence, ne fût-ce que sur l’estrade.
Que reste-t-il de visible d’elle ? Peu, hélas.
Le Ring au Met avec Levine chez DG, où sa Brünnhilde est glorieuse,
mais vétustissime de mise en scène, décor, esthétique.
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(Disponible en LossLess)
Retrouvera-t-on celui de Sawallisch paru jadis en CDV, urgent,
bizarre, mais autrement neuf et vif (plus Varady et Fassbänder,
essentielles) ? Noter, marginale, mais hallucinante, Elettra (Ponnelle/Levine)
au Met. On sera surpris de trouver une voix si importante, sitôt
stabilisée, nous donner Frauenliebe et surtout des Strauss sublimes
(Wiegenlied ! Die Nacht !!). Un ensemble vocal Wagner avec Sawallisch
est estimable (l’inattendu Euch Lüften).
Et évidemment Salomé avec Karajan,
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puis Guercœur avec Plasson, son héritage EMI.
Importantes (Philips) son Isolde d’une tranquillité hypnotique
avec Bernstein, déparée par un impossible Peter Hofmann,
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(Disponible en LossLess)
et Marie de Wozzeck (Abbado, DG).
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(Disponible en LossLess)
Essentiel le Fidelio avec Böhm (Orfeo). Fascinant patchwork chez
Decca où Nuits d’été, Schéhérazade voisinent avec les scènes
de Leonore et Senta. On peut vivre sans sa Tosca pour Maazel,
son Agathe pour Kubelik — pas sa faute : c’est le
temps où, en studio, intégrale commence à vouloir dire indifférence.
Mais ne pas manquer le splendide ensemble de Frau ohne Schatten
(Solti) chez Decca, même si on l’a préférée, elle, en Impératrice.
http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/LE-PORTRAIT-D-ANDRE-TUBEUF/Hildegard-Behrens-Adieu-lumiere33846
Disparition d’Hildegard Behrens
Par
Marc Zisman | QOBUZ | CHERS DISPARUS | 19 août 2009
Découverte
par Karajan, la grande soprano wagnérienne dont les interprétations
d’Isolde et de Salomé restent des incontournables s’est
éteinte à l’âge de 72 ans.
« Écoutez Hildegard Behrens, que j’ai découverte dans les
années 70 : quelle Salomé ! Elle possédait exactement la voix
de Maria Cebotari, mais avec une personnalité beaucoup plus forte,
et la technique nécessaire, ce qui est suprêmement important :
une voix au charme vraiment érotique. » Celui qui s’exprimait
de la sorte n’est autre qu’Herbert von Karajan…
Hildegard Behrens est décédée à Tokyo le 18 août. La soprano allemande
était âgée de 72 ans. Connue pour ses interprétations majeures
de rôles wagnériens, elle est décédée à l’hôpital lors d’un
voyage au Japon où elle devait participer à un festival. Elle
aurait succombé à une rupture d’anévrisme avant d’avoir
chanté et dirigé des master-classes à Kusatsu, au nord de Tokyo.
Ses funérailles sont prévues à Vienne.
Née le 9 février 1937 à Varel-Oldenburg près de Brême en Allemagne
de parents médecins, qui avaient poussé vers la musique, piano
et violon, leurs cinq enfants, Hildegard Behrens était par ailleurs
diplômée en droit. Elle s’orienta d’ailleurs vers
le barreau quand sa vocation lui fut révélée par sa participation,
comme amateur, à la chorale de l’école de musique de Fribourg
où elle étudie avec Ines Leuwen.
Behrens fait ses débuts dans le Mariage de Figaro à Fribourg en
1971 avant d’intégrer, l’année suivante, la troupe
du Deutsche Oper. Le 15 octobre 1976, elle fait ses débuts américains
sur la prestigieuse scène du Met Opera de New York dans Il Tabarro
de Puccini.
Au Deutsche Oper de Düsseldorf, Hildegard Behrens est cantonnée
aux petits rôles durant six ans. Son répertoire s’étoffe
ensuite avec des rôles plus prestigieux jusqu’à la saison
1975-1976, lorsque le temps d’une répétition de Wozzeck,
un spectateur pas comme les autres tombe sous le charme de sa
voix : Herbert von Karajan ! Ce prestigieux « découvreur » l’engage
aussitôt pour être sa Salomé au Festival de Salzbourg, en 1977.
Très rapidement, Hildegard Behrens ajoute à son répertoire Elisabeth
de Tannhäuser, Elsa de Lohengrin, Kundry, Isolde, ainsi que l’Impératrice
de la Femme sans ombre et Senta du Vaisseau fantôme, qui l’ont
fait acclamer à l’Opéra de Paris pendant la saison 1980-81.
Elle abordera par la suite d’autres personnages wagnériens
ainsi que certains rôles italiens et chanté en 1987 celui d’Elektra
à l’Opéra de Paris.
A noter qu’une CallassoTherapy lui sera entièrement consacrée
très prochainement sur Qobuz. Hildegard Behrens dans Elektra dirigé
par James Levine au Metropolitan Opera en 1994.
http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/CHERS-DISPARUS/Disparition-d-Hildegard-Behrens32216

Le blog du Wanderer
Pour les fous d'opéra et de concerts classiques
03 novembre 2009
A propos d’Hildegard
Behrens Il
y a quelques semaines que je médite d’écrire
quelques mots sur Hildegard Behrens, disparue le 18 août
dernier à Tokyo avant un concert, à 72 ans. Je l’ai
vue pour la dernière fois à Salzbourg, dans une
Elektra de Strauss avec Maazel où elle était encore
convaincante huit ans après celle de Paris.
Hildegard Behrens, c’est d’abord pour moi deux visions,
celle, sublime, d’une Salomé inoubliable avec Karajan,
et celle terriblement émouvante dans sa robe rouge, de
Senta dans un Vaisseau Fantôme à Garnier aux temps
de Bernard Lefort . Elle tirait les larmes. Elle était
enceinte, et cela ne gênait pas plus que ne gênait
le même état chez Netrebko à Bastille dans
Giulietta de Capuleti e Montecchi.
Hildegard Behrens, je l’ai aussi entendue dans Tosca à
Garnier, un soir où Pavarotti fit craquer une chaise sous
lui, dans Marie de Wozzeck avec Abbado à Vienne, dans l’impératrice
de Frau ohne Schatten à Garnier encore avec Von Dohnanyi
(quel souvenir!), dans Isolde, bien sûr, à Vienne
encore, dans une mise en scène qui s’effilochait
par la vieillesse, avec Theo Adam dans un de ses derniers Marke
en 1991 et Peter Schneider au pupitre, dans Brünnhilde, à
Bayreuth, une seule fois avec Solti, plus souvent avec Peter Schneider,
dans Fidelio aux côtés de Jon Vickers à Paris,
de James Mac Cracken à Tanglewood avec Ozawa. Oui j’ai
eu la chance de l’entendre dans de très nombreux
rôles. Elle avait cette qualité rare qu’on
appelle la présence, un visage émacié authentiquement
tragique, une expression naturellement émouvante, un sourire
franc avec une pointe de tristesse dans les yeux. Elle faisait
sur scène les gestes essentiels, les mouvements nécessaires,
sans jamais en faire trop, toujours juste. Elle possédait
une voix qui semblait toujours au bord de la rupture, qui semblait
toujours à l’extrême de ses possibilités,
et qui pourtant avait toujours des réserves. Behrens, c’était
en permanence la fausse fragilité. Il fallait l’entendre
dans Brünnhilde finir le Crépuscule en ce monologue
toujours trop bref tellement elle emportait par l’émotion.
Elle savait moduler son volume, elle savait murmurer! J’ai
encore dans l’oreille, à la générale
du Crépuscule de 1983 à Bayreuth, avec Solti, ses
premières paroles de la scène finale, une sorte
de monologue intérieur proprement inoubliable. Cette voix
avait quelque chose de très particulier, à l’opposé
d’une Nilsson qui époustouflait par sa puissance
presque surhumaine, la voix de Behrens prenait l’auditeur,
séduit par une couleur proprement “humaine”,
si “humaine” qu’elle bouleversait, quel que
soit le rôle abordé (C’est l’Isolde de
Bernstein, et ce n’est certes pas un hasard…). Elle
est de ces artistes qui ont accompagné ma vie de mélomane,
et que j’ai toujours dans l’oreille, écho toujours
présent aujourd’hui, elle est de celles qui font
pleurer, sans savoir pourquoi.
http://wanderer.blog.lemonde.fr/2009/11/03/a-propos-dhildegard-behrens/
CHORIER
Hildegard
Behrens au royaume du Walhalla
par CHORIER Pro @ 2009-08-19
– 09:39:52
Elle venait d'avoir 72 printemps ! La merveilleuse cantatrice
Hildegard Behrens vient de nous quitter. Elle fut l'une des plus
grandes wagnériennes de sa génération. J'ai
eu le privilège et le bonheur de l'inviter à Clermont-Ferrand
lorsque je dirigeais l'Opéra-Théâtre de la
capitale de l'Auvergne. Je me souviens qu'elle avait chanté
des extraits de "Tannhäuser" (quelle admirable
Elisabeth elle était), du "Vaisseau Fantôme"
(sa Senta donnait des frissons dans le dos) et de "Tristan
et Isolde". Sa mort d'Isolde avait fait pleurer la salle
entière. Elle fut aussi une formidable Brünnhilde,
une walkyrie exemplaire qui devrait lui ouvrir, à présent,
les portes du Walhalla ou plus exactement celles du Paradis. Le
monde de l'opéra est en deuil, il vient de perdre l'une
de ses plus immenses artistes ! Hildegard restera, cependant et
pour toujours, dans nos coeurs et nos esprits !
http://chorier.blog.fr/2009/08/19/hildegard-behrens-vient-de-nous-quitter-6756706/
PARTAGEONS
NOS PASSIONS
Hommage à Hildegard Behrens, soprano
par CHORIER Pro @
2010-02-28 – 13:42:52
Je ne peux pas évoquer le RING de Richard Wagner
sans avoir une pensée émue pour la grande cantatrice
wagnérienne que fut Hildegard Behrens. J'ai eu le plaisir
et la joie de l'inviter à Clermont-Ferrand. Au cours d'un
inoubliable concert, notre amie Hildegard avait enchaîné
avec un aplomb extraordinaire, une maestria incomparable et une
santé vocale phénoménale, les deux airs d'Elizabeth
de Tannhaüser, celui de Senta du Vaisseau Fantôme et
la mort d'Isolde de Tristan und Isolde... Le public lui avait
réservé un triomphe amplement mérité!
Hildegard nous a quittés au mois d'août 2009 lors
des master-classes qu'elle donnait au Japon. Hildegard reste très
présente dans ma mémoire lorsque j'écoute
des oeuvres de Richard Wagner. Je me souviens aussi qu'elle avait
bu deux énormes chopes de bière à l'issue
de ce concert clermontois ! Après une telle performance
vocale et physique, elle méritait bien que la bière
puisse couler à flot...
http://chorier.blog.fr/2010/02/28/das-rheingold-a-l-opera-bastille-8088957/

Hildegard
Behrens : La cantatrice allemande est morte hier
Ecrit Mercredi 19 août 2009
par Bertin François
Hildegard Behrens la cantatrice
allemande agée de 72 ans est décédée
hier à Tokyo d’un anévrisme de l’aorte
Elle a été admise dimanche dernier le jour de son
arrivée au Japon, dans un hôpital de la capitale
suite à un malaise et ne s’est donc pas remis. Hildegard
Behrens devait se produire ce jeudi au festival de Kusatsu au
nord de Tokyo
Hildegard a été élue à plusieurs reprises
chanteuse de l’année depuis 1990 dans son pays, et
considérée comme la plus grande interprète
des opéra de Wagner par sa puissance vocale, sa présence
scénique, son atout dramatique donnant toute la vie aux
différentes œuvres qu’elle a pu interprèter
comme L’anneau du Nibelung, le Vaisseau Fantôme, l’Electra
ou bien encore le Freischutz parmi tant d’autres auxquelles
elle a toujours tout donné.
C’est donc une grande dame qui s’en va chanter sous
d’autres cieux rejoindre les grands déjà partie.
Ces funérailles auront lieu la semaine prochaine à
Vienne.
SubMusic.fr présente toutes ses condoléances à
la famille de Hildegard Behrens
http://www.submusic.fr/blog/2009/08/19/hildegard-behrens-la-cantatrice-allemande-est-morte-hier/
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